Blues IMPROVISATION Series

blueschool stage de blues

Blues IMPROVISATION Series – Play around the vocal line

Jouer autour de la mélodie du vocal par Jean-François Mathieu (jfm)

Ces séries sont destinées aux participants des stages BLUESCHOOL de jfmathieu pour illustrer les explications données sur place. « Jouer autour de la mélodie » est une des façons de varier son improvisation pour que chaque Blues soit (et sonne) différent. On développe ensuite la mélodie pour raconter sa propre histoire.

Quelques videos sont ICI

 

IMPORTANT : On pré-suppose que qui veut jouer AUTOUR de la mélodie, est d’abord capable d’entendre, mémoriser et jouer la mélodie.

C’est plus facile si la mélodie est dans un style de musique qu’on a déjà beaucoup écouté (et que normalement on aime) et dont on a déjà joué qques phrases.

C’est encore plus facile si on sait que cette mélodie sera construite avec certaines notes fréquemment utilisées dans ce style. Ça limite les recherches (voir intervalles du Blues).

Si on ne trouve pas facilement la mélodie, voici quelques OBSERVATIONS et SUGGESTIONS pour s’y préparer.

 

TROUVER la 1ère NOTE

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Il est qques fois difficile de trouver sur son instrument la 1ere note entendue. Une fois ce pas fait, avec un peu d’entrainement, on peut trouver les notes suivantes et jouer une mélodie (phrase).

Soit on a l’oreille absolue (voir explication) et en entendant la note, on sait qu’elle se trouve à tel endroit sur son instrument. Certains peuvent aussi la nommer.

Si on n’a pas l’oreille absolue, on peut éventuellement reconnaître un son caractéristique de son instrument p.ex. le son d’une corde à vide (guitare, violon…).

 

On peut aussi exercer son instinct et jouer la note entendue sur son instrument. Si ça correspond toujours, on peut avoir confiance en son oreille et instinct. Si ça ne correspond pas, on doit déterminer si la note qu’on joue est plus grave ou plus aiguë que celle entendue. Une fois déterminé, on joue chromatiquement les notes de son instrument dans la bonne direction jusqu’au moment où il nous semble que c’est la même.

 

ATTENTION si on ne peut reconnaître si la note jouée est plus aiguë ou plus grave que la note entendue, rendez-vous au PARAGRAPHE Z.

 

Si ces procédés ne fonctionnent pas, on part de la note la plus grave de son instrument et on monte chromatiquement dans les aigues (p.ex. une case à la fois sur la guitare) et on compare avec la note entendue. Il y a un moment où les 2 notes semblent être les mêmes.

Là aussi il faut un peu d’habitude pour en être sûr car il y a des notes qui vont très bien ensemble MAIS qui ne sont pas les mêmes (octave, quinte…)

 

tunerjoyoCOMMENT ÊTRE SÛR d’avoir trouvé la note?

Si vous n’avez personne qui peut vous l’indiquer, utilisez les outils du 3e (voir du 2e) millénaire. Un outil pratique dans ce cas-là est l’accordeur (tuner). Attention, pas la personne (!) mais l’objet électronique qui reconnaît la note qui est en train d’être jouée (la note entendue ou celle que vous produisez). Il est bien d’avoir un accordeur capable de reconnaître en continu (voir explication) une notre entrée par jack (ou mini-jack) et aussi par micro, pour une note qui est chantée ou jouée « dans l’air ». Il est bien qu’il affiche le nom de la note et sa hauteur dans le système d’octaves (voir explication). Il peut être à vu-mètre (aiguille) et/ou d’autres systèmes de visualisation (ronds qui tournent, points de couleur…). Boitiers ou très jolies Apps sur les téléphones actuels.

 

COMMENT PROCEDER ?

Il n’est pas facile pour un accordeur d’isoler la 1ere note que votre instrument joue dans le contexte d’un orchestre. Pour ça il y a d’autres outils (du 3e millénaire 😉

Avant de pouvoir rejouer des phrases reprises d’un ensemble, exercez-vous tranquillement comme suit :

Faites en sorte que qqun ou une machine vous joue une note.

Sans regarder l’accordeur, jouez la note sur votre instrument. Quand il vous semble que les deux notes sont identiques, vérifiez sur l’accordeur que c’est bien le cas. Si ça l’est chaque fois, vous pouvez avoir confiance en votre oreille. En passant, mémorisez la sensation et notez son nom, son octave.

Si ça ne l’est pas chaque fois, travaillez encore (en évitant de vous énerver ou déprimer 😉

Si vous constatez que c’est chaque fois une note qui est à la même distance (même intervalle, voir explication) de celle entendue, p.ex. une quinte plus aiguë, c’est que ce son vous plait énormément, mais cela ne vous arrange pas particulièrement. Travaillez en comparant la note qui vous plait avec la note entendue, puis la « bonne » note avec la note entendue. Ressentez la différence.

Si l’intervalle n’est pas chaque fois pareil, repérez si vous en « aimez » 2 ou 3 et soyez-en conscient.

 

PARAGRAPHE Z

Si vous vous dites : « ouh là, ça fait peur, je suis renvoyé au paragraphe Z ». Pas d’inquiétudes !

Si la reconnaissance de note donne des résultats aléatoires, il vaut mieux se faire guider par qqun qui peut vous faire ressentir les différences, vibrations… développer votre écoute, souvent aussi à travers la voix. De même si on n’arrive pas à dire si une note est plus aiguë ou plus grave que l’autre.

Même si on joue d’un instrument, même si on n’est pas chanteur, il est recommandé de travailler la reconnaissance de notes avec la voix. On ressent mieux les vibrations. Et il est souvent plus facile de chanter une note entendue que de la trouver sur son instrument. Si on a fait ça depuis tout petit, normalement on arrive à chanter les mélodies qu’on entend de l’extérieur (dans sa tête, c’est une autre facette impliquant la mémoire à plus long terme). Certains ont été stoppés très tôt dans leur élan car leur entourage leur a dit qu’ils chantaient faux et que ce n’était plus la peine d’essayer. Et qu’il ne fallait surtout pas envisager un passe-temps ou un métier dans la musique. Malgré cette ambiance défaitiste environnante, certains s’en sont « sortis » avec succès.

Je serais ravi (et curieux) de voir comment ça se passe pour chacun de vous. Je suis disponible pour recevoir vos commentaires et écouter vos résultats.

 

DCF 1.0

Jean-François MATHIEU (jfm) April 2016

Compositeur, improvisateur, producteur, formateur, Listening Culture Designer

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